Pour
maigrir à tout prix, des adolescents (le plus souvent, des
filles), se retrouvent pris dans l’engrenage des comportements
boulimiques et anorexiques. D’autres se font poser des anneaux
gastriques qui, en réduisant le volume de nourriture pouvant
être ingérée, occasionnent effectivement un
amaigrissement spectaculaire… mais n’annulent pas pour
autant à la sensation de faim, et privent des plaisirs de la
table, souvent partagés entre amis. Maigrir à tout prix
peut donc conduire à des situations extrêmes, dangereuses
pour la santé et/ou pour l’épanouissement des liens
sociaux.
A tous ceux qui souhaitent maigrir à tout prix, il faut donc
rappeler quelques principes essentiels. Le poids de forme,
contrairement aux critères esthétiques et à la
mode, n’a rien d’arbitraire. En fonction de la taille, du
sexe, de l’âge, de l’activité, ainsi que du
nombre d’enfants qui ont été portés, les
paramètres pour le calcul d’une éventuelle perte de
poids changeront. Car c’est le pourcentage de graisse corporelle
qui indique la nécessité d’un régime, et non
l’aspect extérieur. Avant de décider de maigrir
à tout prix, il faut donc commencer par s’assurer
qu’il s’agit réellement d’une
nécessité, et tâcher de se fixer des objectifs
réalistes.
Car, dans l’attitude du « maigrir à tout prix
», de nombreux paramètres irrationnels prennent le
pouvoir. La barre des tailles indiquées sur les vêtements,
qui varie selon les pays, devient ainsi une obsession. Un 36 en France,
ou un 28 aux Etats-Unis est ainsi une taille fantasmée par
beaucoup de femmes. Mais l’attribution d’une taille de
vêtement ne prend en compte que les mesures des hanches ou du
tour de poitrine, sans se soucier des proportions… en fonction
de la taille que l’on fait, maigrir à tout prix, pour
pouvoir « rentrer dans du 36 » ne sera donc pas
forcément très judicieux… |